Rencontre avec André N. Lévy, écrivain, spécialiste du proto-araméen et de la bible hébraïque. Voir la vidéo

Lexique anecdotique d’histoire de mots

par André Naftali Lévy

andre naftali levy

Chercheur en Nouvelle Linguistique Antique (la science de la restitution du mot et de sa littération, par sa racine, dès l’origine des écritures en Égypte et en Mésopotamie). Poète, auteur dramatique, fondateur de revues, a reçu le Premier Prix de Poésie 1996 conféré par l’Académie des Provinces Françaises, pour son recueil « Paul Verlaine ». Éditeur et diffuseur associatif, sans but lucratif, d’une Gazette mensuelle « Archéographie », de « Chroniques Bibliques » dont le but est la recherche du sens du mot par sa racine. Anime des conférences, des ateliers, des séminaires dans les écoles, des lectures publiques, des expositions de peinture et des représentations théâtrales.

André N. Lévy est né en 1950 dans une famille native de Mogador et de Safi au Maroc. Très tôt, il s’est passionné pour l’origine et l’histoire des mots et des religions, remontant aux premiers textes connus (2000 av. notre ère). Il mène des recherches archéographiques et philologiques sur l’origine de notre alphabet, des langues-mères et des chiffres, que l’on nomme « Science des lettres ». Il travaille sur les « Manuscrits de la Mer Morte », découverts en 1947 à Qumran, écrits en araméen, paléohébraïque, hébreu biblique, et couvrent plus de trois siècles (200 avant NE au 1er siècle). Il a à son actif plus de 30 ans de recherche dans différents pays et continents (Égypte, Israël, Jordanie, Inde, Tibet, Canada, Afrique, Europe). André N. Lévy commence ses voyages dès l’âge de 17 ans, et, depuis l’âge de 50 ans, est dans la transmission du savoir aux générations présentes et futures, afin d’éveiller les enfants, eux, les « constructeurs de demain », à la richesse des différences de cultures. André N. Lévy est autodidacte. Ses ouvrages sont déposés, au titre du dépôt légal, à la Bibliothèque Publique et Universitaire de Genève, à la Bibliothèque Nationale de Berne et à la Bibliothèque Nationale de France.

La philologie nous conte l’amour des langues, nous transporte en archéographie, science de l’origine des écritures, et nous permet de comprendre le sens premier des mots, d’où leur sens réel. Dès la naissance des lettres, des alphabets et des mots, nous pouvons communiquer, grâce au langage, et ce, dès les hiéroglyphes égyptiens (-2000), le cunéiforme suméro-akkadien (-2000), la réduction des hiéroglyphes grâce au protosinaïtique (-2000), le proto-araméen (-1800, époque d’Hammourabi) mère des alphabets sémitiques (hébreu, arabe, syriaque, écritures africaines...), l’écriture proto-indienne (-1500) qui sera à l’origine du sanskrit ; le phénicien, grand diffuseur du premier alphabet linéaire (-1500), le caractère chinois qui sera le chef de file des écritures du Sud-est Asiatique (japonais, coréen...), et enfin l’alphabet grec (-800), à l’origine des écritures et des langues européennes, dont le français imposé par François Ier au XVIe siècle, à la place du latin.

Origine de la recherche des travaux de linguistique antique et d’histoire des religions :

« Cette recherche de trente années, représente le contenu de tout ce qui a été trouvé lors de voyages, de curiosités, d’aventures et de rencontres. Mon livre a été le monde, mon terrain : les pierres, les pays, les outils pour construire avec vous les ponts du langage, et ce, dès la naissance du premier « A » trouvé en Égypte et en Mésopotamie.

J’ai veillé à n’oublier aucune civilisation, même celles qui ont fait de l’homme vaincu un esclave (« es-slava » : qui a la langue coupée et ne peut plus ainsi transmettre sa langue parlée à ses enfants). Toutes les civilisations ont en effet laissé des particules de savoir qui ont édifié l’histoire de l’humanité.

Quant à mes travaux et publications sur les alphabets : la reconstitution des chiffres (chaque lettre avait en effet une valeur numérique dans les civilisations antiques) ; collecteur de mots à partir de tous supports d’écriture : pierres, coquillages, tissus, livres, papyrus, parchemins, je vous les transmets, sachant que tout ce que l’on sait ne nous appartient pas.

LEPETITLEVY